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Le Portugal

Le Portugal

Situé sur la péninsule ibérique, avec l'Espagne comme seul voisin, le Portugal, pays au riche passé maritime et aux explorateurs célèbres, est une porte ouverte sur l’océan atlantique. L’histoire du Portugal a marqué durablement sa culture: les influences architecturales et artistiques mauresques et orientales y sont frappantes. Entrée depuis 1986 dans l'Union Européenne, la république s'étend sur une superficie de 92 072 km² et compte 10,4 millions d'habitants. Bien que la ville de Porto soit connue à travers le monde pour sa boisson, c'est Lisbonne la capitale du pays.
Au cours des trois derniers millénaires, le Portugal a connu des mouvements de flux et de reflux constants de civilisations. Les cultures phénicienne, grecque, celtique, carthaginoise, romaine et arabe y ont toutes laissé leur empreinte. Au XVe siècle, la découverte de nouveaux territoires par les intrépides marins et explorateurs portugais, menés par Vasco de Gama, aboutit à la constitution d’un empire d’outre-mer.
Pendant l’été, au mois de juin, les festivités consacrées aux trois saints connus sous le nom de Santos Populares (saints populaires) battent leur plein dans tout le pays. La danse et la musique populaires, dont le mélancolique fado, restent très vivantes. Chaque région du Portugal possède ses plats traditionnels préparés avec toutes sortes de viandes et de fruits de mer, sans oublier les mille et une façons de préparer la morue, plat national.

 

Le Portugal (par le biais de sa capitale Lisbonne) s'est porté candidat à l'organisation des Jeux Olympiques d'été 2020. Si sa candidature était retenue, ce serait la première fois que ce pays accueille les jeux depuis leurs résurrections en 1896. Le Portugal pourrait également se porter candidat, conjointement avec l'Espagne, à l'organisation de la coupe du Monde de Football 2018 (comme la Belgique et les Pays-Bas). En 1998, le portugal avait organisé l'Expo '98 ou l'exposition universelle 1998. Elle s'est tenue à Lisbonne et avait pour thème : « les océans, un patrimoine pour le futur ». Cette exposition a eu lieu à l'est de la capitale portugaise, au bord du Tage, à quelques kilomètres du centre ville, quartier d'Olivais, sur une ancienne zone industrielle rasée, réhabilitée et renommée Parc des Nations, desservie par la gare do Oriente. L'objectif n'était pas de créer un infrastructure temporaire, mais un nouveau quartier pour la ville. Ce site est toujours très agréable à visiter, c'est là que ce trouve encore l'océanorium lisbonne, un des plus grands au monde.

 

L'hymne national "A Portuguesa"  était au départ une chanson patriotique en réponse à l'ultimatum britannique de 1890 qui ordonnait au Portugal de retirer ses troupes basées en Afrique (principalement sur une bande s'étirant de l'Angola vers le Mozambique). Dès 1891, après un coup d'État manqué par les républicains le 31 janvier, elle fut proposée comme hymne national… ce qui se réalisa 20 ans plus tard, après que la monarchie fut détrônée par la république le 5 octobre 1910. En effet, l'Assemblée nationale portugaise la consacra hymne national le 19 juin 1911. Interdite par le régime monarchique, A Portuguesa, qui a souffert de quelques modifications musicales et parolières (contra os canhões était au départ contra os bretões - les anglais) au cours du temps, a donc remplacé l'Hymno da Carta, alors hymne de la monarchie portugaise. A Portuguesa a été officiellement désignée comme étant symbole national dans la constitution portugaise de 1976, qui est la constitution actuellement en vigueur au Portugal, depuis la Révolution des œillets de 1974.

 

Le coup d'État du 25 avril 1974 est l'oeuvre de jeunes capitaines comme Otelo Saraiva de Carvalho ou Ramalho Eanes. Les généraux António de Spínola et Costa Gomes lui apportent après coup leur concours. Il réussit grâce à l'effet surprise des capitaines du MFA (Mouvement des Forces Armées) qui ont immédiatement pris possession des moyens de communication et obtenu le soutien actif de la population. Contrairement à la PIDE, qui a ouvert le feu sur la population (4 morts et 45 blessés), le MFA n'a pas tiré un seul coup de fusil. Au bout des canons et au bout des fusils, un oeillet rouge ! On raconte qu'une vendeuse de fleurs du Rossio, à Lisbonne, avait offert aux soldats qui passaient les fleurs de saison qu'elle avait à vendre : des oeillets rouges! Le lendemain, le journal parisien Le Monde sortait en première page : «La Révolution des Oeillets triomphe au Portugal !»
 

Le drapeau de la République du Portugal est composé d'un rectangle de proportions 2:3, divisé verticalement en vert (sur 2/5èmes de longueur) et rouge (sur 3/ 5èmes). Lorsque le drapeau est déployé, le vert est du côté du mât. En représentation graphique, il est toujours situé sur la gauche. Centré sur la ligne de séparation entre le vert et le rouge figure le blason du Portugal, qui représente une sphère armillaire (modélisation basée sur la sphère céleste utilisée pour montrer le mouvement apparent des étoiles), chevauchant le traditionnel escudo portugais en argent, et cinq boucliers bleus (nommés escudetes) comprenant chacun 5 cercles d'argent, et bordés d'un contour rouge comprenant sept châteaux d'or. Ce drapeau a été officiellement adopté le 30 Juin 1911, mais était déjà utilisé depuis la proclamation de la République Portugaise le 5 Octobre 1910, et la déposition de Manuel II de Bragance.

 

La légende du coq de Barcelos
Un jour un crime fut commis dans ce village. Or, on ne retrouva pas le coupable et les habitants de Barcelos en furent intrigués. Un jour apparut un homme de Galice sur qui se portèrent, on ne sait pour quelles raisons, les soupçons. Les autorités l'arrêtèrent sans preuves. L'homme eut beau protester et clamer son innocence, rien n'y fit. L'homme fut condamné à être pendu ! Au moment où on le conduisait à la potence, il demanda à être remis en présence du juge qui l'avait condamné. On l'emmena à la résidence du magistrat, qui était en plein banquet avec quelques amis. L'accusé affirma de nouveau son innocence et devant l'incrédulité des assistants, il montra un coq rôti qui était sur la table et s'exclama: "il est aussi sûr que je suis innocent, qu'il est sûr que ce coq chantera au moment où on me pendra". Cette déclaration ne fit que provoquer les éclats de rire de toute l'assistance; mais personne ne toucha au coq rôti, qui resta donc entier dans son plat. On entraîna alors l'homme vers la potence. Et ce qui semblait impossible arriva ! Au moment où le pèlerin allait être pendu, le coq rôti se dressa sur la table et chanta. Le juge et ses invités restèrent ébahis. Personne ne douta plus de l'innocence du condamné. Le juge couru à la potence et quelle ne fut pas sa stupéfaction quand il vit le pauvre homme la corde au cou, mais le noeud refusant absolument de se serrer! On le délivra immédiatement et on le renvoya en paix. Quelques années plus tard il revint à Barcelos, où il fit ériger un monument en hommage à la vierge et à Saint Jacques.